L'existence d'un prolapsus (chute) de la vessie, de l'utérus lui même ou du rectum à travers le vagin constitue une pathologie invalidante. Ces troubles sont favorisés par le nombre d'accouchements, une activité physique intense et s'accentuent à la ménopause. Ils sont fréquemment associés à une incontinence urinaire.
Une prise en charge chirurgicale efficace est pratiquée par voie vaginale ou coelioscopique selon les techniques les plus récentes. Le bilan lésionnel préalable peut nécessiter l'avis de plusieurs spécialistes de l'IMM regroupés en un réseau : le réseau Périnée.
Les patientes opérées bénéficient d'une anesthésie loco-régionale ou générale. La durée de l'hospitalisation varie de 2 à 4 jours.
Pour les prolapsus l’offre technique est complète (voie vaginale, coelioscopie, coelioscopie robot assistée) et adaptée sur mesure à l’anatomie et au terrain médico chirurgical de chaque patiente.
La période de convalescence est marquée par :
La cicatrice peut être laissée le plus souvent possible au contact de l’air. Un nettoyage ordinaire (type savon de Marseille) suffit, la plaie doit être bien séchée.
Aucune toilette vaginale approfondie n’est nécessaire.
Phlébites et embolies pulmonaires sont les complications majeures de toute chirurgie gynécologique. La prescription d’anticoagulants doit être suivie scrupuleusement. Une vérification de taux de plaquettes sanguine est nécessaire pendant cette période; elle doit être effectuée 2 fois par semaine dans un laboratoire de ville. Les anticoagulants sont susceptibles de provoquer une chute du taux de plaquettes sanguine par un mécanisme immuno-allergique. Cette complication rare fait courir un risque hémorragique.
Toute chute des taux de plaquettes (<150 000 /l) doit être signalée au médecin anesthésiste ou au chirurgien :
Tel secrétariat chirurgie gynécologique : 01 56 61 62 04
Tel bureau médecins anesthésistes : 01 56 61 64 26
*Les antalgiques peuvent être pris de façon variable, à la demande.
Une cure d’incontinence urinaire ou un repositionnement vésical ont pu être réalisés dans le même temps opératoire. Le débit de chaque miction est souvent plus faible, les envies d’uriner sont parfois impérieuses : ces inconvénients s’atténuent dans les 2 mois qui suivent l’intervention. Très rarement les mictions deviennent impossibles pendant plusieurs heures . Ce tableau de rétention aiguë d’urine impose une consultation médicale immédiate.
N’oubliez pas votre rendez-vous de consultation post opératoire. Cette consultation doit avoir lieu un mois environ après l’intervention. Votre compte rendu opératoire et histologique vous sera alors communiqué.
En cas de problème post opératoire, nous vous remercions de prévenir le secrétariat, votre chirurgien en sera avisé (tel 01 56 61 62 04). Un service d’urgence est à votre disposition jour et nuit au deuxième étage dans le secteur maternité.
La cicatrice vulvaire peut être nettoyée à la Bétadine gynécologique une fois par jour. Les fils vulvaires résorbables disparaissent en règle au bout d’un mois. Des pertes apparaissent ou se renforcent dès la 3e ou 4e semaine post opératoire. Elles sont secondaires à la résorption des fils vaginaux, début du processus de cicatrisation. Leur durée n’excède pas 8 semaines, à ce terme le fond du vagin est cicatrisé.
Si ces pertes devenaient nauséabondes et abondantes, un traitement local serait alors indiqué.
Très rarement, les mictions deviennent impossibles pendant plusieurs heures. Ce tableau de rétention aiguë d’urine impose une consultation médicale immédiate.
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