La chirurgie valvulaire mitrale est représentée par le remplacement et la plastie, pour traiter soit :
Une valve mitrale sténotique représente un obstacle au flux sanguin provenant des poumons. Les causes du rétrécissement mitral sont rhumatismales : le rhumatisme articulaire aigu est la cause quasi exclusive du rétrécissement mitral. L’inflammation chronique aboutit à une fibrose progressive et à l’apparition de calcifications. La fusion de bords libres de la valve est à l’origine d’une obstruction prépondérante.
Si les deux feuillets de la valve mitrale ne se ferment pas complètement (insuffisance mitrale), une quantité de sang à chaque pulsation du cœur rétrograde vers l’oreillette gauche et le poumon.
Les causes de l’insuffisance mitrale sont :
Une valve mitrale pathologique peut donner une variété de symptômes comme :
Elles sont au nombre de deux :
La décision du remplacement ou de reconstruction est fonction de la nature et de la gravité des lésions.
Il y a des pathologies mitrales pour lesquelles on peut espérer une réparation de la valve.
La pathologie dégénérative ainsi que le prolapsus mitral sont des bonnes indications de plastie.
L’endocardite de la valve est une autre pathologie qui peut être traitée par un geste de valvuloplastie.
Un écho-cardiogramme fait en pré-opératoire aide le chirurgien à évalué la possibilité ou non d’un geste conservateur sur la valve mitrale.
Il existe des cas où la valve mitrale est trop atteinte et ne peut pas être réparée. Un remplacement de la valve mitrale est alors nécessaire avec une valve prothétique artificielle.
Une fois la décision d’une remplacement valvulaire mitrale prise, le choix se porte sur le type de la valve prothétique à choisir. Ils existe deux catégories de valve prothétiques :
Les valves mécaniques ont une durée excellente. L’inconvénient principal de ce type de valve est qu’elle nécessite une anticoagulation à vie pour avoir un fonctionnement correct.
Les valves biologiques nécessitent une anticoagulation de 3 mois après l’intervention, période après on pourra arrêter toute anticoagulation. L’inconvenient principal est la détérioration au cours du temps. Les donnes actuelles font penser que la durée de vie moyenne d’une bioprothèse en position mitrale est de 15 ans.
La décision du type de valve utilisée est à prendre en commun accord entre vous, votre chirurgien et votre cardiologue.
En cas de plastie de la valve mitrale la mortalité hospitalière est proche de zéro.
En cas de remplacement de la valve mitrale la mortalité hospitaliere est de l’ordre de 3-4%
La survie à 5 ans en cas de plastie est supérieure 90% ; la survie à 5 ans en cas de remplacement est de l’ordre de 85%
Après chirurgie valvulaire mitrale, une surveillance dans le service de réanimation en chirurgie cardiaque est nécessaire pour au moins 48 h. Après cela, vous passez en salle dans le service de chirurgie cardiaque où vous restez pour une période de 7 à 10 jours. Durant ce séjour en salle, les cicatrices sont surveillées et le traitement médical établi. Cette période est suivie d’une hospitalisation de 15 à 20 jours en réadaptation cardiaque avant la sortie à domicile.
Tous les patients opérés d’un remplacement valvulaire nécessitent au moins 3 mois d’anticoagulation pour les valves biologiques et pour la plastie de la valve mitrale, et à vie pour les valves mécaniques.
Tous les patients doivent prendre une antibiotique chaque fois qu’ils nécessitent un traitement dentaire ou autre chirurgie. Ils doivent renseigner leur médecin traitant qu’ils sont porteurs d’une valve.
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