Egalement appelé pleurésie, l’épanchement pleural est défini par la présence de liquide entre les les 2 feuillets de la plèvre (le feuillet viscéral qui recouvre le poumon et le feuillet pariétal qui recouvre la face interne de la cage thoracique).
Conséquences : l’épanchement peut provoquer une gêne et une douleur puis une difficulté respiratoire. Cette difficulté pour respirer, appelée dyspnée, est due à la compression du poumon par le liquide.
Les médecins distinguent 2 grands groupes d’épanchements pleuraux :
les exsudats et les transudats. Des examens biologiques du liquide pleural permettent de classer l’épanchement dans l’une ou l’autre catégorie.
Lorsque l’épanchement est important et qu’il entraîne une gêne respiratoire importante, il faut l’évacuer partiellement ou totalement,
Le traitement des épanchements transsudatifs repose sur le traitement de la maladie générale qui est responsable de la pleurésie. Par exemple : traitement cardiologique lorsque l’épanchement est dû à une insuffisance cardiaque.
Le traitement des épanchements exsudatifs dépend de la maladie pleurale ou pulmonaire en cause. Parfois un traitement médicamenteux suffit à faire disparaître l’épanchement : antibiotiques dans le cas d’une pleurésie infectieuse, ou chimiothérapie dans le cas d’une maladie maligne.
Lorsque le traitement médical est insuffisant, on réalise une symphyse pleurale, c’est à dire qu’on “recolle” les 2 feuillets de la plèvre en pulvérisant dans la plèvre du talc (on parle alors de talcage). Ce traitement se fait parfois sous anesthésie locale, ou plus souvent, sous anesthésie générale au cours d’une thoracoscopie.
Outre le bilan préopératoire usuel, l’intervention est parfois précédée des examens suivants :
L’intervention est faite sous anesthésie générale. Elle est rapide (environ 20 minutes). Un endoscope relié à une caméra et 1 ou 2 instruments sont introduits entre les côtes. les cicatrices mesurent 5 à 10 mm. L’épanchement est vidé, la plèvre et le poumon sont examinés et des prélèvements sont effectués. L’intervention est terminée par l’application de talc.
Un drain est laissé en place au moins pendant 3 jours, pour évacuer le liquide et favoriser le recollement de la plèvre. La sortie de l’hôpital est possible le lendemain de l’ablation du dernier drain.
Les soins à faire à la sortie de l’hôpital sont limités à :
Une gêne ou une légère douleur à la base du thorax peuvent persister pendant 2 à 4 semaines.
Le taux de succès de ce traitement est d’environ 90%. Les 10% d’échecs ou de résultats insuffisants s’observent lorsque le poumon a été comprimé trop longtemps par l’épanchement et qu’il ne peut reprendre totalement sa place dans la cavité thoracique, ou lorsqu’il existe une maladie pulmonaire qui a fait perdre au poumon son élasticité. Il faut alors envisager d’autres techniques dont l’indication dépend du patient et de la nature de sa maladie.
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