La Curiéthérapie est réalisée dans le département d’urologie par le Professeur Jean-Marc Cosset.
Cette technique consiste à mettre en place des grains d’Iode 125 dans la prostate, permettant ainsi de traiter les cancers localisés contenus à l’intérieur de la glande.
L’irradiation de chaque aiguille ne dépasse pas 3 à 4 mm. Un total de 140 grays en moyenne est délivré au niveau de la prostate.
En pratique, la technique consiste sous anesthésie générale ou péridurale à placer une sonde d’échographie dans le rectum, puis à repérer la prostate.
Une grille de traitement est placée au niveau du périnée (entre les bourses et l’anus) et des trocarts très fins sont placés dans la prostate de façon à pouvoir introduire les grains d’iode. Une sonde vésicale a été placée au préalable. Une fois tous les grains disposés, une dosimétrie est calculée afin de compléter éventuellement le traitement.
Une telle technique nécessite la présence d’un radiothérapeute, d’un urologue et d’un spécialiste de radio-physique.
Le traitement dure environ 1h30.
Le malade peut sortir dans les 36 heures post-opératoires, une fois qu’il a pu uriner facilement à l’ablation de la sonde. Un traitement médical anti-inflammatoire et de relaxation du sphincter de l’urèthre est utilisé pendant plusieurs semaines, compte tenu de l’inflammation temporaire possible de la glande.
Cette technique est réservée aux cancers de la prostate localisés à l’intérieur de la glande, dont le score de gleason ne dépasse pas 6 (3+3) et dont le volume est inférieur à 50cc. Les résultats sont évalués au 2 e ou 3e mois puis à six mois, un an et tous les ans. Temporairement des ennuis urinaires peuvent survenir à type d’envie pressante, voire de brûlure locale. Les accidents de rétention aiguë sont rares (4%) qui nécessitent la mise en place d’une sonde vésicale temporaire ou d’un cathéter sus-pubien.
Sur le plan sexuel, les risques d’impuissance existent et varient selon les études de 20 à 45%. Ils surviennent en général au bout d’un an à 18 mois. Ils sont alors pris en charge par l’équipe grâce à des traitements médicaux. Il n’y a pas de danger d’irradiation pour l’entourage des malades dans la mesure où la diffusion est extrêmement limitée.
Cette technique, en cours d’évaluation, reproduit la précédente technique, mais cette fois localisée à la seule zone malade (zone des biopsies positives). Elle est réservée à des très petits cancers, peu agressifs situés dans une zone limitée de la prostate.
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